ACTUALITÉ

LIVRE D'OR

 


O CLAIR DE LA LUNE
  
Hélène - Formation Comment enseigner auprès de tous les publics ?
Apres cette 1ère séance d' apres formation avec mon élève atteinte de trisomie, je me rends compte qu il y a qqch que je n ai pas noté dans la questionnaire et qui est en fait l apprentissage le plus important: cette formation m a permis de changer ma vision du handicap et ma relation aux personnes atteintes de handicaps.
Et je pense que c est ça qui change tout....
Merci.
Hélène
 
 
Gérard Vaudelle, élève en formation d'acteur
Par vos convictions,  votre enthousiasme, l’acharnement de votre travail, vous permettez, vous donnez, vous offrez la possibilité, l’opportunité, les moyens, pour ne pas dire, la chance, à quiconque, de pouvoir apprendre le métier de comédien et pour tout cela, je vous remercie.
Ce premier trimestre de cette 3ème année au CRTH, me fait prendre conscience, plus que jamais, du chantier énorme que j’ai à peine esquissé, quant au métier de comédien.
Parfaitement conscient de l’ampleur des travaux qui restent à faire et qui ne seront jamais finis, je voudrais vous dire ma foi dans cette entreprise humaine qui au-delà du métier nous amène à l’être, à soi et pour reprendre vos dires : « Partir de soi » pour pouvoir dans un second temps, « partir de l’autre ».
J’ai depuis octobre, entrepris de discipliner « mes chevaux » pour accepter les propositions et faire confiance, et ne le regrette pas ; mais je sens que les harnais ont bridé un peu trop mon instinct de jeux et du « je » ; aussi, je l’avoue, devant vous j’ai beaucoup perdu de ma confiance qui s’est transformé en fébrilité…Peut-être suis-je un être émotif comme vous dites, mais je sens à l’intérieur de moi, un géant qui a envie de parler « au Monde », qui a envie de parler « du Monde », de l’Homme en particulier, de l’Homme en général, de ses doutes, de sa force, de ses folies, de ses beautés, de ses laideurs, de ses travers, de ses joies, de ses malheurs, de la Vie, de « sa vie », de la Mort, de sa singularité, de son appartenance à l’humanité, de son âme qui est reliée à tout ce qui l’entoure…
Aussi, j’ai très envie de « jouer » sans jouer, et de ne pas « jouer » en jouant.
De « mentir », sans mentir, de ne « pas mentir » en mentant…
Merci encore pour vos travaux, votre enseignement, votre patience, votre humanité que je ne voyais pas et que j’ai découvert depuis octobre…Je vous ai  jugé si vite et trop vite comme "un être totalement insensible" et vous êtes le contraire, car pour entreprendre une telle aventure, il faut être humain jusqu’au bout des ongles.
Merci de continuer à ne pas faire de cadeaux car j’ai très envie de jouer sur un plateau…
Théâtralement
Gérard
 
 
LE SITE INTERNET

Claire Schenker - Nantes
C'est riche d'informations et de propositions, c'est coloré et facile d'accès et de circulation.
Un site qui donne espoir car il permet de savoir et de mieux faire.
Merci !


ACTION LES SOUFFLEURS D'IMAGES
 
Aziz Zogaghi - Bénéficiaire de l'action
J'ai fait l'expérience des souffleurs d'image pour la première fois sur une pièce de Shakespeare.
L'univers shakespearien n'étant pas évident, l'exercice promettait d'être difficile !
Néanmoins curieux par nature et attiré par les histoires compliquées, c'est sans hésiter que j'ai accepté la proposition du CRTH de mettre à ma disposition un Souffleur d'Image pour la Tempête.
Ce n'est que quelques jours avant la représentation que j'ai pris contact avec mon Souffleur d'Image uniquement pour fixer le lieu de rendez-vous. Autrement dit, nous n'avions rien préparé sur la manière d'aborder l'échange d'informations. Je précise que pas mal de passages sont visuels et difficiles à décrire dans une action rapide.
Cependant, j'ai pu saisir l'essentiel des déplacements et autres gestuelles ne perdant pas ainsi le fil de l'histoire.
Quand même j'aurais dû prendre contact plus avant pour définir comment je souhaite recevoir l'information. Généralement je me contente de peu de mots mais des mots bien choisis. Quand j'en parle autour de moi, je sens parfois de la réticence. Je réponds que c'est un moyen supplémentaire d'accéder à la culture et même si ce n'est pas parfait ça reste un moyen tout à fait honorable.
D'ailleurs, le Souffleur d'Image ça peut être un ou une ami(e), il m'est arrivé que quelqu'un que je ne connais pas se soit spontanément lancé dans une description d'un lieu. Alors oui ce n'était pas au théâtre mais quand même à l'issue de la description, j'avais en tête des éléments que j'ignorais.
C'est certain, je vais renouveler l'expérience d'abord pour le plaisir et ensuite pour le recul bien que mon entourage fait déjà du descriptif. Une action à encourager !
 
Christine Frémont, bénéficiaire de l’action
Brigade accompagnement.  
Les contes de GRIMM mis en scène par Olivier PY.
Je suis allée voir la pièce de théâtre avec un accompagnateur voyant. Avant le début du spectacle, nous avons échangé afin de voir quelles étaient mes demandes. Les descriptions qui m’ont été faites tout le long du spectacle m’ont permis de suivre le déroulement de la pièce avec plus de facilité et une meilleure compréhension. Cela m’a permis de mettre des images pendant le spectacle. Je me suis sentie plus en harmonie avec la pièce car les infos que j’avais me permettaient d’avoir un bon suivi.
Très bonne pièce et avec des yeux qui vous expliquent les actions qui se déroulent pendant les silences c’est super.  
 
Medhi spectateur,  bénéficiaire de l’action  
Objet : compte rendu pièce de théâtre L'eau de la vie
1) Ce que j'ai aimé dans cette idée c'est l'accessibilité au théâtre qu'elle permet. C'est le complément d'information sur les costumes des acteurs et des actrices. Par exemple, la couleur, le genre de vêtements qu'ils portaient .. J'ai aimé également les indications qu'on nous donnait sur les accessoires que les personnages pouvaient avoir à leur disposition ou en leur possession, ce qui m'a plu aussi ce sont les renseignements sur les changements de décors que pouvait nous apporter Zohair, sur leurs rotations et les différences de couleur. J'ai apprécié la justesse de ses interventions, notamment le moment qu'il choisissait pour me donner les explications supplémentaires que je lui avais demandées auparavant. Le débit et le temps qu'il prenait pour parler étaient justes.
2) Les petites choses à améliorer de mon point de vue.
Nous en avons discuté ensemble après la pièce, c'est plus d'initiatives, par exemple de ne pas toujours attendre la demande d'explication, améliorer les informations concernant les mimiques ou les gestes que peuvent parfois faire les comédiens. Informer de l'intervention d'un nouveau personnage lorsqu'il apparaît dans une scène et qu'il ne parle pas.
Encore de mon point de vue personnel, plus de volume dans la voix et pour terminer j'ai bien apprécié le dialogue que nous avons eu après la pièce, cela m'a permis de mieux comprendre la pièce sur certains points. Cette initiative et cette idée d'accessibilité au théâtre m'ont vraiment plu, en espérant qu'elles puissent s'étendre aux théâtres de banlieue. Je souhaite vraiment que ce projet se concrétise.  

Zohair Ros, étudiant en art dramatique au conservatoire du 20ème arrondissement de Paris
Impressions après une première expérience de « souffleur d’images»  
Samedi 17 janvier, 16h30 : J'ai rendez vous avec Medhi C. et Jonathan S., deux élèves d'O Clair de la Lune, "une école de théâtre adaptée et accessible aux personnes en situation de handicap ou pas", pour les assister visuellement à une représentation théâtrale.  
L'un est aveugle et en fauteuil roulant, l'autre a une déficience visuelle partielle.  
Il s'agit de mon premier accompagnement. L'appréhension est là : vais-je être à la hauteur de leur demande, savoir les satisfaire et faire de cet échange un instant de vie agréable ?  
Les mères sont là aussi, celle de Mehdi restera même avec lui pendant le spectacle.
Après les présentations d'usage, je les informe des consignes que j'ai reçues : n'intervenir qu'à leur demande en conservant un maximum d'impartialité.  
Avant la représentation, j'informe les spectateurs voisins de la raison de ma présence et les préviens des interventions verbales qui pourraient éventuellement les gêner au cours du spectacle.  
Pendant le spectacle, je constate que Medhi et Jonathan rient tous les deux aux mêmes moments. Leur sensibilité "auditive" leur permet certainement de percevoir d'une autre manière les différentes scènes (ou je suis peut-être trop préoccupé par ma mission pour rire au même moment).  
Après le spectacle, on se retrouve autour d'une table pour échanger sur cette première expérience commune.  
Je relève les remarques de chacun, tant sur la représentation que sur les éléments d'informations apportés.  
La musique et les jeux de lumière ont permis à Jonathan de rester attentif.

Patrick Crespel, bénéficiaire de l'action
Le souffleur d'image est très interessant car il commence par faire une lecture du programme du spectacle - toujours inaccessible à la lecture pour moi en tant que mal voyant.
Ensuite une fois dans la salle, Jeanne (la souffleuse) m'a parlé du décors quasiment inexistant et des accessoires identifiables ou pas.
Pendant la pièce, Jeanne me soufflait ce qui était inscrit sur l'écran où apparaissaient les noms des endroits où se passent les différents événements. 
Lors des jets de baguettes (une des scènes de la représentation), je ne savais pas ce que c'était, je lui ai demandé, elle m'a répondu.
Sur une autre scène, elle a pris l'initiative de me dire que sur une feuille de papier accrochée au mur, l'image représentait la photo d'un bébé, ce que je n'avais pas vu.

Jeanne Dailler - souffleur
Cette première expérience en tant que souffleur d’image a été très intéressante.  
Nous nous sommes retrouvés une heure avant le début du spectacle. J’espérais pouvoir discuter en amont afin d’obtenir des informations sur mon rôle.
Il est difficile la première fois de se rendre compte de ce que la personne attend de vous en tant que souffleur d’image.
Ce projet est une façon différente d’aborder une pièce pour la personne qui accompagne. Tout d’abord il était important que je me renseigne sur ce que nous allions voir afin de pouvoir en discuter. Nous avons donc parlé de la pièce et de l’auteur puis plus généralement du Théâtre de la Bastille, petit récapitulatif de ce que nous avions précédemment été voir dans ce théâtre. Puis sur la demande de Patrick Crespel j’ai lu le prospectus donné avec les places à haute voix. Lorsque nous sommes arrivés dans la salle nous nous sommes installés au premier rang.
Le théâtre de la Bastille est d'ailleurs très pratique pour cela. La salle n’est pas très grande et le public est proche des comédiens, je pense que la proximité avec la scène a été un grand avantage.
Quelques minutes avant que le spectacle ne commence j’ai pu décrire ce qui était présent sur scène, notamment les choses lointaines et les objets petits tels que des instruments de musiques ou des photographies.
Pendant la durée du spectacle je n’ai pas eu besoin de faire beaucoup de commentaire. Il me demandait parfois des précisions sur des éléments qu’il n’arrivait pas à distinguer ou à l’inverse je chuchotais quelques détails lorsque je m’apercevais qu’il ne s’en était pas rendu compte. Dans l’ensemble le spectacle s’est très bien déroulé. Il me semble que ce projet est très bien trouvé pour accompagner les personnes mal voyantes au théâtre.
Cela a été pour moi une expérience enrichissante. J’espère vivement la renouveler.


LA BRIGADE ACCESSIBILITE

Martine Brochen – Mobilité réduite
L’accès à la culture est essentiel pour développer la réflexion, le sens critique, la sensibilité artistique. Le théâtre en fait partie mais pour en avoir le goût, encore faut-il pouvoir s’y rendre.
C’est pourquoi, en tant que personne handicapée, je suis allée dans les théâtres qui ont accepté un partenariat avec le Centre Ressources Théâtre Handicap pour mieux connaître les besoins spécifiques des spectateurs handicapés quel que soit leur handicap.
Il y a une vingtaine d’années, j’allais peu au théâtre à cause de la multiplicité des obstacles matériels auxquels j’étais confrontée. Aujourd’hui, grâce à cette expérience partagée, je me rends compte de l’évolution positive de la situation, ce qui laisse présager que beaucoup plus de personnes handicapées iront au théâtre et que les aménagements réalisés pour les accueillir n’ont pas été vains.
Comme les sites internet des théâtres sont de bons outils de communication, ils pourraient être complétés par une rubrique « Handicap » donnant des informations spécifiques pour l’accueil des personnes concernées. Connaître en amont les conditions d’accessibilité du lieu est sécurisant et permet de s’organiser sans aléa désagréable pour venir à un spectacle.
La notion de handicap est complexe et variée. Moi qui suis handicapée moteur, je connais mes contraintes mais pas précisément celles d’une personne déficiente visuelle ou auditive, il en est de même pour les personnes qui ne vivent pas le handicap au quotidien.
C’est pourquoi lors d’un échange téléphonique, le personnel du théâtre ne doit pas hésiter à poser des questions sur les attentes de la personne handicapée pour l’accueillir dans les meilleures conditions possibles.
Dans l’enceinte même du théâtre, le personnel a été disponible et notamment le personnel jeune qui s’est adapté naturellement aux demandes des personnes handicapées, peut-être du fait même qu’aujourd’hui l’accessibilité améliorée de la cité permet à ces personnes handicapées d’être socialement plus visibles et actives et que cette  visibilité « banalise », au bon sens du terme, la notion de handicap.
J’espère que ce partenariat permettra aux théâtres de continuer d’améliorer les conditions déjà mises en place pour l’accueil du public handicapé.  

Jeanine Roca – Déficiente auditive appareillé
L'expérience vécue lors des sorties au théâtre afin de tester l'accessibilité si elle m'a donné un peu de joie de sortir car cela fut un engagement, autrement je sors moins, m'a peiné à cause de l'absence d'audition. Le sourd même au premier rang doit faire énormément d'efforts pour suivre le déroulement de la pièce, le jeu des acteurs, parfois il capte quelques mots! C'est lourd à vivre et habituellement je refuse toujours d'accompagner des amis au théâtre.
L'attention s'est donc reportée sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite ou de petite taille; cela a permis de prendre conscience des réelles difficultés rencontrées par ceux qui entendent mais ne peuvent se déplacer; cela fut stimulant de "visiter" les locaux ou d'étudier le parcours ou de consulter les sites des théâtres dans le but de "tester" les différentes propositions pour personnes handicapées.
J'ai malheureusement constaté dans l'ensemble que les différentes personnes rencontrées dans les théâtres (comme dans la vie courante) ignorent la surdité et les aménagements possibles.
Je conclus que l'expérience est positive et jugée intéressante.  

Claudette Brunet – Déficiente auditive implantée cochléaire en 2007 oreille Gauche,  appareil auditif à l’autre oreille
Lorsque j’ai été contactée, il y a un an pour faire partie d’une « brigade d’handicapés », afin de tester les installations de théâtres de banlieue parisienne, par rapport à notre handicap, je ne pensais pas que ce serait une aventure tellement enrichissante et même excitante, pour moi !
Ce sera mon témoignage que vous allez lire :
Le démarrage a été difficile pour moi : Il fallait que j’aille en banlieue, le soir, au théâtre !! lieu dans lequel je n’avais pas mis les pieds depuis 40 ans. De surcroit, je devais  téléphoner, ce qui représente une démarche qui peut s’avérer catastrophique pour un malentendant  (on ne comprend pas , c’est alors la panique et on raccroche mort de honte ), pour confirmer la réservation de ma place déjà retenue par Le CRTH. Je prépare mon itinéraire, lit le synopsis pour essayer de comprendre avant la soirée … et puis je me suis retrouvée, très angoissée, dans un théâtre.
Ce challenge, à l’entrée du théâtre,  je n’avais plus du tout envie de l’assumer. Mais il fallait faire ce pour quoi j’étais volontaire : j’ai dû aller demander des renseignements, vérifier ce que me demandait le futur rapport à remettre au CRTH. J’avais très peur de ne pas entendre, de poser des questions ridicules, ... Peu à peu, je me suis enhardie à tester, toujours incognito, les installations et penser à celles qui manquaient pour les différents handicaps. Plusieurs fois, je suis restée sagement assise sans entendre un seul mot de la pièce mais d’autres fois, j’ai pu suivre, à peu près, l’intrigue : quel plaisir, quelle récompense. !!
Evidemment toutes ces expériences sont décevantes pour les sourds et malentendants. Aucune boucle magnétique, aucun sous-titrage n’équipent les théâtres visités. Quel bonheur ce serait pour la petite frange de population que nous sommes si ces théâtres pouvaient et voulaient ces installations.
Grâce au CRTH et à son initiative, j’ai osé aller dans ces théâtres,  je me suis comportée comme les normo-entendants quand j’entendais, et en même temps je me sentais utile à notre petite communauté. Je dirais comme Edith Piaf que « je ne regrette rien »  puisque je suis prête à recommencer ces expériences qui, j’en suis sûre, aboutiront d’une manière ou d’une autre à des solutions pour nous tous.  

Pierre Estorges – Personne de petite taille
Je me nomme Pierre Estorges et j'ai participé pour la deuxième fois à la brigade. Comme l'année dernière, je trouve que la démarche est une bonne initiative pour confronter les personnes du monde du spectacle au monde du handicap. Nous sommes un public qui a le temps d'aller au théâtre mais qui se trouve souvent contraint de ne pouvoir y aller faute d'accessibilité, obligé de s'adapter ou d'être accompagné pour accéder à la culture et aux divertissements. La brigade m'a permis, même si j'ai une certaine autonomie, de me rendre compte que je me satisfaisais par habitude de contraintes  d'un mode de vie qui n'est pas le mien. De plus, en me confrontant par le biais du questionnaire, j’ai réalisé que mon handicap pouvait améliorer aussi l'accessibilité et l'autonomie pour d'autres personnes n'ayant pas spécialement un handicap comme les enfants ou les personnes âgées. Ce travail a été aussi fructueux pour les théâtres où nous sommes allés parce que les gérants et les gens de ces maisons ont été « réveillés » d’une certaine ignorance sur nos besoins et d'un manque d'ouverture sur notre monde ou devrais- je dire ces mondes.
Je remercie le CRTH pour sa générosité ainsi que les théâtres qui se sont mis à notre disposition.  
 
Marie-Françoise Olivier – Surdité Atteinte de surdité sévère
Je pratique la lecture labiale qui constitue le seul moyen de communication avec mon entourage. Malgré mon handicap, je me suis toujours intéressée aux spectacles de diverses sortes.
Le CRTH m’a chargée d’évaluer l’accessibilité des représentations théâtrales aux déficients auditifs dans cinq CDN d’Ile-de-France. Dans un seul CDN, j’ai bénéficié du surtitrage d’une pièce de théâtre proposée en anglais mais la qualité du surtitage était moyennement bonne : le nom du personnage prenant la parole n’était pas indiqué sur l’écran de surtitrage et il m’a été difficile d’attribuer les paroles aux différents personnages lorsque les échanges verbaux entre acteurs sont rapides. Dans les autres CDN, bien que placée dans les premiers rangs, j’ai eu des difficultés à suivre le dialogue des acteurs. Le seul point positif a été la bienveillance du personnel de tous les théâtres qui a bien voulu accéder à mes requêtes comme le placement au premier rang. Finalement, le surtitrage au moyen d’un écran placé au dessus de la scène combiné ou non à l’utilisation des boucles magnétiques serait la solution la mieux adaptée à la population sourde qui souhaiterait assister à des représentations théâtrales. La qualité du surtitrage serait également un facteur à prendre en compte pour permettre aux déficients auditifs une meilleure compréhension des pièces de théâtre.  

Patrick Crespel – Déficient visuel
 J'ai été très heureux de participer à cette mission d'expertise, cela n'a pas toujours été très facile entre l'angoisse d'affronter la banlieue, la difficulté de jouer le jeu sans se faire démasquer en ne se contentant pas de s'adapter au lieu et difficultés rencontrées, puis finir par des heures passée à rédiger, poser les problèmes rencontrés, en partant du site internet, en passant par les transports aller retour, le téléphone, les services à disposition du public, jusqu'à son fauteuil et proposer si possible des solutions éventuelles pour améliorer et aller vers une plus grande accessibilité des choses semblant bien ou pas ; le tout en fonction de la spécificité de chaque (experts).
J'ai particulièrement apprécié le fait d'obtenir dans un des théâtres un programme en gros caractères que j'ai eu plaisir à lire.
Je dois vous remercier pour m'avoir ouvert de nouveaux horizons théâtraux. Jamais je n'aurais fait moi-même la démarche de me rendre dans ces CDN aux programmes riches et de qualité, si je n'avais pas été (obligé) de m'y rendre en observateur acteur dans l'accompagnement du changement.
Il y a une chose où j'ai un avis différent du vôtre, je ne suis pas d'accord avec votre démarche concernant les tarifs vis-à-vis du handicap, bien que vu de l'extérieur cela semblerait pourtant logique.
Je demande qu'un tarif spécifique soit appliqué pour la mal voyance et la non voyance sur présentation de la carte d'invalidité.
Parce que même en cumulant tous les avantages pouvant être mis à notre disposition :
- Programme en gros caractères
- placé au premier rang
- Avoir un Souffleur d'images
Malgré tout ces magnifiques avantages, il y a compensation de ma difficulté pour une meilleur approche, une meilleur compréhension, mais jamais mieux voir.
Je ne profiterai jamais du spectacle comme le public voyant peut le faire.

Christine Réfuveille – Personne Déficiente visuelle
Etant malvoyante et de ce fait confrontée aux difficultés pour aller dans des endroits que je ne connais pas car cela demande une concentration importante pour ne pas trébucher ou pour pouvoir profiter complètement des soirées, lorsque l’on m’a proposée de faire partie de la brigade d’accessibilité afin d’améliorer l’accessibilité dans les CDN, je me suis dit que c’était une excellente opportunité.
En effet le fait d’avoir participé à ce projet m’a redonné confiance car je me suis rendue compte que lorsqu’un CDN met à  disposition des services qui nous facilitent l’accès dans leur lieu comme des navettes, ou une description très détaillée du chemin, permet de se rendre à la soirée plus sereinement. De plus une fois sur place lorsque le personnel reste ouvert et avenant en proposant de l’aide soit pour se déplacer dans le lieu ou bien faire en sorte qu’on puisse avoir accès aux informations tel que le programme ou autres informations,  faire cela nous donne l’agréable sensation d’être une personne comme tout le monde.
Le fait de savoir que des améliorations pour accueillir des personnes en situation de handicap vont se faire, cela me réjouit car je pourrai me rendre dans ces lieux sans appréhension du trajet et de la soirée entière.

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